Un papillon sur le toit de l’Opéra…

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[Véronique – 1946-1952]

Une jeune fille de la petite bourgeoisie lyonnaise dont la famille aimait l’opéra mais qui n’envisageait cependant pas que l’une des leurs devienne une artiste.

Des cours de danse particuliers pour le maintien, et une proposition de se présenter à un concours de l’Opéra de Lyon en ont décidé autrement. Des étoiles dans les yeux, Odette DARIT y est reçue à l’âge de 15 ans en 1946. Elle y vit alors une passion pour la danse, la musique, la scène. Cette jeune fille aime la discipline et l’effort demandés, et très vite gravit les échelons du corps de ballet. Grand sujet, demi-caractère, et puis la consécration, Première danseuse !

Quelques spectacles donnés dans la région, mais en 1952, à 21 ans seulement, elle décide de se consacrer à sa famille et quitte cette belle institution. Elle ne poursuivra pas sa carrière ailleurs qu’à l’Opéra de Lyon, « son bel Opéra ».

Toute sa vie elle nous exprima sa fierté d’avoir appartenu à cet Opéra , et sa joie d’avoir évolué dans ce bâtiment prestigieux : Elle n’appréciait guère les transformations de l’architecte Nouvel mais s’y rendait toujours avec une grande joie pour y admirer les jeunes danseurs, plus grands et plus élancés, qui avait pris la suite de sa génération d’après-guerre. Elle nous racontait aussi les rires joyeux de ses camarades dans les loges, leur contribution à cette œuvre de Beauté faite pour enchanter, les répétitions : jetés, entrechats, dégagés, et autres adages.

J’ai entendu souvent des noms mystérieux de ballets et œuvres lyriques : Nuit vénitienne, Bolero, Manon, Coppélia, le Festin de l’araignée, Sibélius, Salomé, les Pêcheurs de perle, … qui étaient alors au programme. Je n’ai plus guère le souvenir des danses espagnoles et chinoises dont elle avait conservé quelques éléments de costume avec ses « pointes ».
Le Directeur Paul Camerlo, le maître de ballet Fred Chrystian, les danseuses Jacqueline Rivoir, Danielle Damor Alberte Clauzier, les étoiles et artistes qu’elle a eu la joie et l’honneur de côtoyer et son amie Olga Tchoukmanova …tous ces noms illustrés de détails toujours bienveillants et heureux dont Maman nous faisait l’écho.
…. Une étoile dans le ciel de l’Opéra.

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