La voix comme un « pot de crème »

[Jean-Philippe – 1972]

J’avais 16 ans et les opéras de Mozart me barbaient ! Trop pomponnés, trop « marquises » ! Et vint la plus belle des Comtesses Almaviva des Nozze di Figaro de Mozart en janvier 1972. Elle avait un peu plus de 10 ans de plus que moi, elle était brune, elle avait le modeste décolleté d’une jeune fille (et non celui opulent d’une femme), elle portait un adorable ruban noir au ras du cou, elle était belle, elle rayonnait, elle était fougueuse & jalouse, aimée & amante, frivole & passionnée, mutine & sincère… Elle était Rosine l’Espagnole devenue Comtesse de Séville. Et surtout sa voix vous pénétrait l’âme… Tous les superlatifs sont insuffisants à décrire cette voix unique ; un seul, maladroit, résume peut-être son aura, mot emprunté à un chef : « Sa voix était comme un pot de crème ! »… J’en tombais irrémédiablement amoureux (ainsi que des opéras de Mozart). Je cassais ma tirelire pour écouter ses autres représentations : c’était KIRI TE KANAWA pour ses débuts « in loco »…
Si vous voulez d’autres souvenirs, je débute cette année, ma 50° saison à l’Opéra de Lyon : je peux vous écrire un livre !

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