Les Troyens

[Michel – 1959]

Mon plus beau souvenir de l’Opéra de Lyon ? Sans aucun doute, le tout premier.
La première fois que j’ai poussé les portes de l’Atrium, à la fin des années 50,j’avais 18 ans, je venais d’arriver à Lyon pour y terminer mes études. Je commençais à aimer l’opéra grâce à quelques spectacles vus à Vichy et à une poignée de disques qui tournaient inlassablement sur mon électrophone. On donnait « Les Troyens » de berlioz – une rareté pour l’époque. J’avais cédé à l’attrait du nom de Régine Crespin, fraîchement auréolée de la gloire conquise sur la Colline wagnérienne. Du programme, que j’ai conservé, j’extrais quelques noms : Edmond Carrière (direction musicale), Louis Erlo (mise en scène), Hélène Bouvier ( Cassandre), Xavier Depraz (Narbal)… Le rideau se lève sur la Prise de Troie. Et je vais d’émerveillement en émerveillement : la noblesse et la poésie de la musique de Berlioz, le classicisme poétique de la mise en scène, l’apparition du cheval figuré par une projection (en ces temps lointains, c’était une innovation hardie ), la majestueuse entrée de Didon au soleil de Carthage, la lumière bleutée qui baignait le duo d’amour, l’opulence de la voix de Crespin dans l’éclat radieux de la trentaine… Et bien sur la mort bouleversante de Didon ! Éblouissement de la découverte – tout un monde s’ouvrait à moi… Mais ceci est une autre histoire.

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