La Vie Parisienne

img_1599[Serge – décembre 2007 ]

Étant danseur, j’ai eu la chance de faire partie de la production de La Vie Parisienne mise en scène par l’extraordinaire Laurent Pelly et chorégraphiée par l’excellente Laura Scozzi. Ce fut un échange et une entente superbe entre tous les artistes solistes, choristes et danseurs. Le soir du Réveillon a été particulièrement fort en émotions et restera gravé dans ma mémoire…

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Ariane

[Maxime – mars 2002 ]

Ariane seule sur sa toute petite île. Zerbinette flottant sur sa très longue balançoire. Le compositeur couché sur son piano. Le duo final… Toutes ces images qui me reviennent, mon corps qui vibre à nouveau, ce ressenti si intime. Difficile à décrire, mais merci à l’Opéra de Lyon de me l’avoir fait vivre. Ce spectacle reste gravé en moi.

Les bras du chef d’orchestre

[Maguelone – juin 2013]

Je me souviens des premières secondes de cet opéra : la musique de Mozart, qui m’est si familière, presque connue par cœur surtout l’introduction de « la flûte enchantée »… Cette musique sortait soudain de la pièce où je me trouvais mais EN VRAI ! Et en témoignaient les bras du chef d’orchestre que j’apercevais sortant à peine de la fosse… Je n’ai pu retenir mes larmes de bonheur intense : j’allais passer plusieurs heures avec Mozart tout proche…

Nicklausse aux pieds nus

[Frédéric – décembre 2013]

En 2012, j’ai croisé à Lyon une soliste qui intervenait dans l’opéra Carmen (d’olivier Py).
J’ai suivi ces interprétations par la suite.
Et à la fin 2013, elle tenait les rôles de Nicklausse et de la muse dans les contes d’Offenbach.
Lors de la première représentation, j’ai eu l’impression que le public ne l’applaudissait pas à sa valeur au final.
Peut-être parce qu’elle restait en costume de la muse pour les applaudissements (rôle qui ne représente que deux interventions).

Alors je lui demandais pourquoi ne pas revenir en costume de Nicklausse (rôle plus conséquent dans cet opéra).
Elle le fit lors de la deuxième représentation : et les applaudissements pour elle furent bien meilleurs.
Seule petite anecdote : comme elle achevait l’opéra dans le rôle de la muse, le temps pour se changer était très court , et … Nicklausse revenait face à la scène … les pieds nus !!!!

Lucie de Lammermmoor

[Genevieve – janvier 2002]

J’ai eu la chance d’assister à l’une des seules représentations de Lucie de Lammermoor interprétée à Lyon par Natalie Dessay qui était souvent souffrante à cette époque, je crois que c’était en janvier 2002.
La scène de la folie à la fin était magistrale,bouleversante, d’une intensité incomparable, j’avais la chair de poule , je n’ai jamais ressenti une telle émotion à l’opéra.
Natalie Dessay a été sublime,une immense interprète, inoubliable.
Roberto Alagna était parfait lui aussi, tout cela dans les décors de Christian Fenouillat qu’on ne voit pas assez souvent à Lyon, nul n’est prophète en son pays !
Une soirée d’anthologie.

De l’intérêt d’être préparé

[Mariane – mai 2004]

C’était la deuxième fois que j’avais le bonheur d’emmener des lycéens à l’Opéra, cette fois pour voir Les Boréades de JP Rameau… Avec des élèves très préparés, très motivés, déjà contaminés par l’enthousiasme mélomanes des préparatrices… Dont certains venaient de se changer pour se sentir un peu plus « en tenue de soirée » et marquer l’événement… Ils étaient répartis dans les étages, en petits groupes, pas collés aux profs et savouraient énormément cette autonomie. Ils se sont super bien tenu, ont adoré ce premier contact avec l’opéra et certains sont devenus des vrais mélomanes, s’organisant pour compléter le bus et revenir, avec leur carte M’RA les années suivantes.
Mais il y avait une autre classe dans la salle, d’un autre établissement, des filles surtout, installées sur les 3 premiers rangs du parterre, au centre… et quand le chef ( Minkowski ) est arrivé, après les applaudissements, juste avant que ça commence, celle qui était placée au 1er rang au centre a crié « Il va pas rester debout tout le long devant moi celui-là !!! Je vais rien y voir !!! ». Soulagement extrême du haut de notre 2ème balcon que ce ne soit pas une élève de notre classe qui se soit ainsi exclamée !

Songe d’une nuit d’été

Opéra de Lyon "Le Songe d'une nuit d'été"
Opéra de Lyon « Le Songe d’une nuit d’été » Mise en scene: Robert Carsen Opéra de Lyon le 01/04/2008 Photographie: © Jean-Pierre Maurin 42, rue du Drac F. 38000 GRENOBLE Tel: (33) 4 76 21 90 68

[Hervé – 1994]

Un beau dimanche après-midi, j’ai découvert la musique vocale de Britten dans Le Songe de Shakespeare, mis en scène par Robert Carsen. Un souvenir vert et onirique, et une musique qui m’a envoûté.
Un spectacle marquant, qui doit dater de 1995 je pense (James Bowman était sur scène)…
Depuis d’autres opéras de Britten m’ont ravi, et pas seulement de lui heureusement…

L’Ange de Feu

"L'ange de Feu" Serge Prokofiev
« L’ange de Feu » Serge Prokofiev

[Marie – 17 octobre 2016]

Surprenant et  envoutant…
Nous avons passé vraiment une belle soirée en découvrant cet opéra.
Au début, la mise en scène peut « choquer » mais on découvre un tas de référence et de come-back judicieux.

Un grand bravo à Ausrine Stundyte et Laurent Naouri ! Et aux chœurs de femmes.
Ce fut une belle découverte et une très bonne soirée.

Anniversaire avec le Vaisseau Fantôme

vf2-jean-louisfernandez01[Quentin – 17 Octobre 2014]

Ayant trouvé à la hâte une dernière place debout au 6e balcon, la salle est comble et le silence se fait. Les cuivres vibrent. Ils nous mettent en haleine face à cette proue impromptue, proéminente et prestigieuse, placée pour pourvoir à la curiosité des spectateurs, attisant en tout cas la mienne.
Après cette magnifique ouverture émerge du haut de la scène un pont de bateau accompagnée d’une voix qui résonne toute l’assemblée. Cette vibration mêlée à l’excitation de la découverte de l’opéra agite encore mes souvenirs et mon coeur comme le plus beau souvenir que j’ai de l’opéra.